La viticulture biologique renonce aux pesticides, herbicides et produits de synthèse, et n’utilise pour protéger la vigne que des éléments présents dans la nature, comme le soufre et le cuivre. Les seuls traitements permis sont des produits de contact, lessivables par la pluie, qui ne pénètrent pas dans la plante.
Le désherbage se fait mécaniquement — parfois même manuellement ! — à l’aide d’un cadre de labour qui vient couper les racines de l’herbe dans les rangs ; entre chaque souche, l’inter-cep effectue le même travail. Si vous croisez un peu d’herbe dans une vigne, n’ayez crainte : elle est « propre », en pleine forme et préserve sa biodiversité. Maîtriser l’enherbement permet en outre de ne pas concurrencer la vigne en eau et en nutriments.
En cave, la vinification biologique se traduit par la limitation des intrants pendant la fermentation et par une réduction des doses de soufre — les fameux sulfites, qui protègent le vin de l’oxydation. Faire du vin à partir de raisins ultra-sains, vendangés et triés à la main, reste la meilleure façon d’en ajouter le moins possible.



